Catégorie : Projets

Je suis Nijinski

Je suis Nijinski

de et avec Mathilde Laroque

« Je suis Nijinski » est un récit théâtral et chorégraphique, entre fiction et réalité, où je révèle ma vie de femme et danseuse, dont le chemin m’a mené sur les pas de Vaslav Nijinski (1889-1950), sûrement comme tant d’autres. Ce qui rend unique cette rencontre est le contexte dans lequel elle a émergé, le processus de changement qu’elle a enclenché, les liens qu’elle a tissés et ce qu’elle est devenue aujourd’hui : un mockumentaire, réunissant sur scène les présences d’un corps, de voix, d’objets et d’images qui se répondent. Il y est question d’amour et de folie, de chute et suspension, de sourires et de sauts, de sensualité et de guerres… 

Quand les histoires individuelles entrent en scène et se déplacent vers une dimension d’héritage collectif, on sait pourquoi la culture est essentielle. Ce duo avec le spectre de Nijinski est une invitation à regarder le passé pour comprendre le présent et mieux anticiper le futur. Il convoque des souvenirs, des témoignages, des archives, des faits d’actualité, sur un ton qui laisse place à l’imaginaire et qui interpelle les spectateurs dans leur propre façon de regarder le monde.

Mathilde Laroque

Toutes les infos :
http://www.madewithheartasbl.com/productions/

DATES :
Le 4 mai 2021 au Delta à Namur à 19h
18 avenue Fernand Golenvaux 5000 Namur
https://www.ledelta.be

Les 11 et 12 juin 2021 au Quai 41 à 18.30
http://quai41.be

Cet absent-là

Cet absent-là

de Camille Laurens

Mise en scène et adaptation Delphine Salkin, Création sonore Delphine Salkin et Zoé Tabourdiot, Création musicale ponctuelle Pascale Salkin, Lumières Daniel Lévy, Scénographie Clémence Kazémi, Vidéo et projections photographiques  Zoé Tabourdiot, Collaboration  sonore   Martin Troadec

avec Natacha Régnier

Création : saison 22/23

Résidences de travail saison 21/22 entre Paris et Bruxelles.

Lectures publiques prévues à la saison 21/22 :

  • Le 28 novembre 2021 à 18h30 dans la salle de théâtre de La Tricoterie à Bruxelles
  • Le 17 mars 2022 à 17h au Théâtre Marni à Bruxelles

L’amour est toujours à première vue, car si on n’aimait pas, on n’aurait rien vu.

Ce projet est né d’une envie commune de travailler ensemble, Natacha Régnier et moi, et de nous retrouver autour de l’écriture de Camille Laurens. Nous nous sommes rencontrées avec Camille aussi, nous nous sommes concertées et ainsi est née cette véritable collaboration à trois.

Durant le premier confinement, plutôt que d’écrire un dossier de production, je me suis mise au travail sur le texte de Cet absent-là (disponible chez Folio) en créant des « capsules » sonores brèves sous le titre « L’amour suspendu ». Tirées du texte, elles ont été réalisées à partir d’avril 2020 et diffusées comme une sorte de journal poétique du confinement sur le site Soundcloud : https://soundcloud.com/delphine-salkin/sets/lamour-suspendu-confinement/s-IjYl2EkwfaF
(voir plus d’infos sur cette page) 

Cela m’a permis d’entamer la collaboration avec Camille et Natacha et d’explorer une certaine façon de mettre en sons et en jeu son texte. Chemin faisant, j’ai toujours eu présent à l’esprit un objectif proprement théâtral : faire entendre ce texte magnifique à un public. Le laisser émerger et résonner en l’entourant de divers éléments. Rendre les absents présents par un environnement sonore et visuel apparaissant par bouffées, par bribes.

Pour Camille, l’écriture de son texte s’est ouverte sur une référence à L’Éducation sentimentale de Flaubert, pour dire l’apparition de l’amour. Toute apparition implique aussi une disparition, un effacement.

Cet absent-là est le récit, la rêverie ou la confidence d’une femme hantée par la disparition.
Celle d’un enfant dramatiquement perdu, d’un être aimé qui échappe.
Celle de l’amour.

Une femme nous raconte les absents de sa vie et nous renvoie à l’absence qui habite l’existence de chacun d’entre nous.
Au fil de mots qui s’appuient sur des « figures » – des images photographiques dont les contours semblent eux aussi disparaître – nous entrons dans le labyrinthe d’une pensée inattendue, élégante et profonde qui nous retrace la silhouette floue, parfois précise, d’une vie passée, mais aussi les traits d’un amour à venir, à vivre.

Il m’est apparu que ce texte met en suspend des moments de vie, comme un arrêt sur image et qu’il s’agit toujours de questionner l’amour. L’amour naissant, l’amour possible, l’amour à l’arrêt, l’amour disparu.

Je tiens à créer un voyage sonore et visuel. J’aimerais collaborer avec un photographe plasticien qui pourrait travailler à partir d’un support essentiellement photographique mais qui serait ensuite projeté en scène. Tout comme le livre de Camille Laurens est né de sa collaboration avec un photographe lui ayant proposé des « figures », projection de photographies toujours un peu floues, en mouvement et née de superpositions de projections.

Les apports d’images feront contrepoint aux mots de Camille Laurens portés par la voix de Natacha en scène. Nous utiliserons un micro HF finement réglé afin de pouvoir mobiliser certains effets sonores ponctuels. La voix, au besoin amplifiée, pourra ainsi résonner dans un espace sonore qu’elle fera surgir comme un paysage. On peut se faire une idée de la façon dont ces espaces évocatoires se déploient par l’audition des « capsules » dont j’ai parlé plus haut.

Nous allons inventer un dispositif scénique qui viendra servir cette écriture photographique. Chaque texte est en effet découpé comme si nous avions des clichés qui deviennent visibles sous nos yeux dans un bain de révélateur avant de se dissoudre à nouveau dans le noir. Comme autant de remémorations, d’apparitions qui surgissent puis s’estompent dans l’oubli. Le spectacle sera construit selon ce rythme, pour nous emmener dans le monde d’une pensée sensible qui  s’élabore et d’un amour qui se découvre.

Un amour qui disparaît, lui aussi.

Delphine Salkin, 22 juin 2020

Wave Gynt Project

Wave Gynt Project

D’après Henrik Ibsen

Réalisation et mise en scène :  Delphine Salkin,
avec Christophe Brault
Mixage et régie : Martin Troadec, Composition musicale : Pascale Salkin, Écriture et conseil artistique Daniel Loayza, Lumières : Daniel Levy


En ces temps de covid, de confinement, tous les arts du spectacle sont terriblement menacés.
Car ils s’épanouissent sur le face à face, sur les rencontres et la présence réelle.
Le covid nous a tous cloués au sol, nous obligeant à rester à à la maison ou pour pratiquer la distanciation sociale.
Notre liberté de mouvement et de circulation a été sérieusement empêchée.
Privés de voyages, de rencontres, nous avons besoin de sentir le monde s’ouvrir à nouveau à nous. A un monde changé, transformé.

C’est là que le microcosme que nous appelons “théâtre” peut aider.

Et si la scène nous raconte une histoire de voyage, tant mieux.

Le son est un élément presque magique à cet égard. Le son porte en lui son propre espace, son propre temps, partout où il va, se multipliant et renforçant les pouvoirs du théâtre, en décrétant librement ses lieux, ses moments et ses situations. La liberté du théâtre, combinée à la liberté du son, nous aident à abattre les murs que le covid pourrait ériger.

Voyager à l’écoute des sons, les créer et les modeler, et depuis l’endroit où je me retrouve de fait coincée en ces périodes, est devenue une nécessité en tant que créatrice…

Avec l’envie d’offrir des histoires et des paysages sur un plateau de théâtre et possiblement les offrir à un plus grand nombre par des canaux de diffusion radio et webs.